mardi 22 septembre 2015

Poésie d'amour

Poésie d'amour

J'aime t'écrire des mots doux
J'aime te parler d'amour
J'aime t'écrire des mots roses
Sur du papier un peu morose.

J'aime te dire que je t'aime
Même si tu ne le sais pas
J'aime te parler tendresse
Même si tu n'entends rien.

J'aime te prendre dans mes bras
Même si tu ne me serres pas
J'aime entendre ton cœur
Quand il bat dans le mien.

J'aime ta bouche
Lorsqu'elle me sourit
J'aime tes lèvres
Qui se posent sur les miennes.

J'aime le son de ta voix
Quand tu m'appelles amour
J'aime tes doigts qui dépeignent
Mes cheveux blond lâchés.

J'aime la rose que tu m'offres
Sans qu'il y est de fête
J'aime quand tu m'embrasses
En murmurant, je t'aime.

J'aime  l'air  que tu me chantonnes
En grattant ta guitare manouche
J'aime tes yeux de cocker un peu triste
Quand tu veux mon  pardon.

Dominique Brené © ( auteure )
Crémines / 23 / septembre/ 015

Pour tous ceux qui s'aiment
Et qui s'aimeront
Et tous ceux qui vont s'aimer
Je vous dédie ma poésie d'amour.

Les Couleurs du passé

Les couleurs du passé ... Les gens un peu tristes sont souvent les plus sincères ! Ils gardent au fond d'eux-mêmes tant de douleurs présentes. Dans leurs regards, des souvenances un peu ringarde. Des chapitres de leur vie toujours conjugués au passé. Ils passent leur temps à gamberger sur des amours sans amour. Ils arrivent même à regretter le bonheur imparfait. Sur la table du salon, un cadre verdoyant y est posé. À l'intérieur une photo toute abîmée, usée, éteinte par les années. Chaque jour, ils passent à côté d'elle sans même la regarder Elle est là, et c'est tout, comme une pauvre habitude. Comme pour se raccrocher à quelque chose d'ancien. Aux souvenirs d'antan, il y a bien longtemps. Ils en oublient de vivre, ils sont là dans leur monde de solitude voulue. Las de tout ce qu’apporte le présent, fatigué de la vie. Ils vivent avec hier, sans doute par malheur car le bonheur pour eux ne se conjugue pas. Ils sont en état de choc, dans un état second où leurs âmes se sont peu à peu égarées. Détériorés par le mal qui les rongent. Ils sont complètement perdu dans leurs idées toutes noires. Ils se sentent incompris, car l'oubli est pour eux des lésions bien ancrées. Des blessures à toutes jamais ouvertes que nuls ne pourront guérir. Souvent, ils vivent seuls avec leur passé car personnes ne peut comprendre leurs désespoirs. Et tout ce qu'ils endurent. Leurs nuits ne sont que des cauchemars, des souffrances chroniques, des silences auxquels s'agrippent leurs songes douloureux. Comme s'ils étaient vivants, comme si le lendemain n'existais plus pour eux Parfois ils perdent un peu la boule, ils restent dans leurs bulles malgré qu’ils y soient mal. Ils se sont faits une carapace, si épaisse, qu’elle en est incassable. Ce sont leurs maux à eux, leurs bras sont décharnés, un peu comme en hiver, sans soleil en leurs cœurs. Pourtant, ils ont tant, de l'amour à donner malgré tout ce qu'ils ont subi, ils espèrent quand même. Et peut-être qu'un jour, ils iront vers l'avenir pour entrer dans le présent afin d'oublier leurs tourments et recommencer à vivre une autre destinée. Dominique Brené © (auteure) Crémines /26 Mai /2015/213

lundi 21 septembre 2015

Jour D'automne

Jour d'automne. L'arrière-saison n'est pas une seconde triste Les feuilles sont bien trop belles pour sangloter Et lorsque je vois cet or déposé à terre Moi je me dis que je suis bien riche D’avoir des yeux pour regarder cette beauté. Monotone n’est pas mon automne. Chaque jour n’est jamais le même. Chaque année ne se ressemble pas Alors profitons de chacun d’entre eux Afin d’être vraiment heureux Contemplant cette merveilleuse Dame nature. Comme si c’était la dernière fois En se disant que peut-être Demain sera le dernier jour. Dominique Brené © (auteure) Crémines / jour d'automne 015.

mardi 15 septembre 2015

La porte de l'adieu

La porte de l'adieu ou porte de sortie/266

La porte rouge va se refermer

Sur une carrière bien remplie

Et quelque fois  si caillouteuse

Sur les sentiers des nuits  rageuses.

Une âme  s'en ira dans un matin venteux

Par un assombrissement chagrin truffé de solitude.

Va et passe ton chemin, la dame en rouge.



Demain, une porte se fermera sur elle.

Elle partira par l'issue de secours

Celle qui est noire et sans espoir

Celle qu'on appelle porte de sortie.

Celle que l’on prend discrètement dans l’ombre

Afin de s’en  aller  sans tambours ni trompettes.

Sans pot d’honneur, qualifié d’obsolescence.

Manu-militari, elle s’en alla.



C'est la fin des sourires

Un octobre  au rire jaune

Balayant les saisons  de sa vie

Comme  des feuilles mortes

Emportées par un vent de bourrasque.

Son cœur n’est qu’une meurtrissure.

Inconsolable, elle est.

Il faut que peine se passe …



Sur le seuil de la porte, tombe une pluie d’amertume

En laissant quelques gouttes  de bile

Le long de ses joues creusent.

Le vent souffle sur sa peine

Comme pour sécher ses plaintes.

Sur une autre  destinée hors de son monde à elle.

Loin des clichés du temps.

Elle laisse derrière elle ; toute une vie d'amour.



Elle n'a plus envie de se battre

Perdue elle se sent

Fatiguée et usée

Dégoûtée de sa vie

Qu'elle a donnée pour qui !

Et voilà qu’aujourd’hui

À l’aube de sa vie

Elle se sent inutile.

Il n’y a plus rien à faire …



C'est la fin de l'été

L'hiver est de retour.

Mes amis sont partis

Vers un nouveau printemps

L'automne frappe à ma porte.

L’hiver sera rude.

Dépouillé de tous  mes sentiments.

J’ai déjà froid ce soir.



La porte rouge se referme  sur la nuit

Je serais la dernière à  la fermer à clé

La porte que j’ai tant aimée

La porte que j’aime tant.

C'est le seul privilège

Que l'on m'accordera.

Merci ...  et au revoir.

Dominique Brené © (auteure)

Crémines / 15 / septembre/ 015

Des portes, j’en pousserais encore

La prochaine sera celle qui s’ouvrira

Sur d’autres horizons

Mais rien n’égalera la mienne.

Et cela me fais peur …

DB. 266.

jeudi 10 septembre 2015

L'homme solitaire

Hier ma solitude.

Hier j'ai détesté ma solitude
Aujourd'hui
je ne puis  m'en passer
Elle est toute ma raison d'être.

Avec elle, je suis bien 
C'est ma meilleure amie.
Elle ne me contredit pas
Elle ne me parle de rien.

Silencieuse ; elle l'est
C'est pour ça que je l'aime
Mariée depuis des lustres
Nous nous complétons bien.

Parfois je l'ai haïe
Elle a un goût amer
Épouse douloureuse
Dans ses conversations.

Hier ma solitude
Aujourd'hui
Ma solitude à moi
Nous ferons ce long  chemin
Ensembles toutes les deux.
Dominique Brené © ( auteure )
Crémines / 06 septembre 015

Louve errante

La louve erre

Elle ne craint pas  l'hiver ni l'automne

Ni le gel ni la nuit

C'est du  jour qu'elle a peur

La lumière lui fait mal.

Errant dans la ville morte

Elle montre  ses crocs

À ceux qui  tenteraient

De lui faire indigence.


Ses yeux ont perdus leurs brillants

Ses larmes coulent  à flots.

Ses pas l'emmènent sans qu'elle le veuille.

Quelque part  n’ importe où

Comme si  elle avait rendez-vous.

Elle marche dans la ville morne

Comme une somnambule

Elle déambule à chaque recoin des rues

Comme une pauvre affamée

Assoiffée de tendresse

Hurlant à la  douleur

Criant son désarroi

Cherchant l'espoir d'un soir.


Elle ne trouvera  que chagrin et déception

Sa route est solitaire

Errance de sa vie

Épineuse elle sera

Les roses se sont  fanées.

Sombre  est son cauchemar

Elle a peur de son ombre

Le poursuivant sans fin.

Même quand, elle est éveillée

Il la poursuit  dans son demi-sommeil.


Elle craint les  étés

Les brûlures  du soleil

Longues sont les journées

Des mots d'amours usés

Sur du papier mâché

Des mots qu'elle ne dit plus

Des mots qu'elle ne croit plus

Elle est un peu minée

La chanteuse à vieillie.



Alors elle pousse sa rengaine

Sans accords de guitare

Sur les pavés de la ville

Son chapeau dans la main

Sans penser à demain.

La ville s'est endormie.

Dans les bras de la nuit

Elle ne dormira pas

Sa copine l'insomnie

Veillera avec elle.

Ainsi que l’autre  infâme

Qui se nomme cauchemar.



Elle aime les printemps

Quand  le soleil est  trop bas

Quand les arbres portent leurs premiers bourgeons

Quand les hirondelles reviennent

Sous son toit refaire leurs petits nids douillets.

Elle aime s’en aller vers la plage désertique

Marcher sur les galets

Ou pied nus dans le sable

Et composer des vers.

En grattant sa guitare

D’un air mélancolique

En regardant les vagues se cogner aux rochers.

Dominique Brené © (auteure)

Crémines / 09/09/015/263/EB-

lundi 7 septembre 2015

Le banc rouge Poésie de Dominique Brené ©

LE BANC ROUGE J’ai repeint mon banc vert En rouge, couleur amour Cependant j’y ai laissée Une touche de verdure Pour que l’espoir soit. Et qu’il perdure à vie. Les roses ne sont plus là À leurs places Feuilles mortes d’automne Mordorées de beauté C’est la fin de l’été. Voici septembre jaune. Pendant que j’y étais J’ai enluminée mes vers Pour qu’ils soient plus mûrs Je les aie teintés de toi. Et je me suis assise Sur le rebord du banc. J’ai rêvassée un peu Puis j’ai fermé les yeux En pensant au passé Safranée mes pensées Avec un zeste d’amitié Comme un joli brin d’amour. Je suis restée ainsi Pendant quelques minutes Quand j’ai ouvert mes yeux Tu me disais, je t’aime Ta main dans mes cheveux Mais ce n’étais qu’un rêve. Sur mon banc rouge piquant Avec ou sans soleil Il m’attend dans le bordeaux couchant Comme un astre de feu Qui brûle sous ma peau. Du côté de ton cœur. Dominique brené © (auteure) Crémines/06/septembre 015

Septembre jaune /Poésie De Dominique Brené ©

Septembre jaune Sous un arbre, un banc rouge Roucoulent deux pigeons Sur le tapis feuillus Septembre est revenu. Dans cette fin d'été Tout me semble soudain gris Comme un ciel sans bleu Comme un blanc délavé. Les hirondelles maraudent Elles ont faites leurs bagages S’envole les amours Vers une destination Congo. Et moi sur mon banc rouge Je laisse quelques miettes D'une saison insolite Sous ma couche rien ne bouge. Juste un vent froufroutant Sur une aube ondulante Comme un débris du temps Chagrinant un matin. Dominique Brené @ auteure Crémines 06 septembre 015/

mercredi 2 septembre 2015

De Fin Août à septembre

De fin août à septembre. Quand le soleil se lève Il s'en va faire un tour Dans le jardin de Daniel. Respirer la couleur mielleuse. Pendant que Mimie se prélasse À l'ombre du début septembre Sans se préoccuper du reste Sans se soucier du temps. Quand le soleil est bas La rose s’est sertie De larmes matinales Éclaboussées par l'or d’une aube enchanteresse. Un chat roux se promène Longeant l'allée fleurie Humant son territoire Son museau au taquet. Les branches du pommier Baissant un peu la tête Fruits lourds seront pressés Ou-bien croqués sous l'arbre. Tout est vert fin août Dans le pré quelques arbustes Se sont déjà vêtus Des couleurs automnales. Dominique Brené © (auteure) Crémines / 31 / août / 2015/256