mardi 25 août 2015

Un vendredi noir

Un vendredi d’avril noir.

Un vendredi d'avril pas comme un autre.

Un vendredi d’avril ensoleillé
Une porte se ferme sur ma liberté.
Je ne peux plus l'ouvrir
Ni  l’entrouvrir  un peu.
Je suis anéantie.
On m'a privé de sortie.
Punie, pour un crime que je n'ai pas commis.

Les  clefs m'ont été confisquées
Maintenant, c'est les matons
Qui ouvrent les verrous
Avec un bruit d'enfer.
Qui me fait mal aux tympans.
Quand les clés s'entrechoquent
Oh! Que la porte est lourde!

La fenêtre est scellée
Je regarde les pigeons  s'envoler
C'est  mon unique distraction
J'envie leurs liberté et l’air qu’ils respirent
Ah ! Si j'avais  des ailes ...
Je m'envolerais ailleurs
Vers un pays sans faille.

Une bible poussiéreuse rédigée en allemand
est posée sur la table déglinguée
Une chaise cabossée trône
dans le coin de la  piaule !
Le lit serti d'une couverture qui pique.
Des meubles qui ont connus la peur
Mon dieu que m'arrive-t-il?

Est- ce la réalité
Est- ce que c’est un cauchemar
Mais non, je  vais me réveiller ?
Oui, c'est bien en cellule
Que je suis ....
Une porte s'est refermée sur ma chère liberté
Une fenêtre sur l'horreur.

Le rideau de fer s'est fermé
Ici, la nuit tombe si vite.
Le noir me fait si peur.
J’ai envie de mourir
Pour ne plus entendre les cris
Des détenues qui hurlent
Comme des bêtes malades.

Dominique Brené © (auteure)
Crémines le 14 avril 1997/2015

lundi 24 août 2015

Insolite

INSOLITE

Les volets sont ouverts

La fenêtre entrouverte

Sur le site de l'amour

La vue est en vacances.

Dans le pré de l’amour

Bêlent quelques moutons

Sous le pommier d'amour

Une branche a  cédée.

Une nuit  sur la toile

Son âme s'est brisée.

Imposture du temps.

Dégâts de la malchance.

La lettre entre ses doigts

Il relit les mensonges

Sans comprendre le sens

Il a perdu une page.

L'écrit à l'encre virtuelle

A  taché l’écran bleu

Décolorée par  l'eau

Sur le site insolite.

De l’amour sans amour.

Dominique Brené © (auteure)

Crémines / 23 / août / 2015/253/A5


lundi 17 août 2015

samedi 15 août 2015

Le P'etit bistrot à JO / Poésie de Dominique Brené ©

Le p'tit bistrot à JO /Poésie de Dominique Brené Le vieux bistrot des souvenirs. Le vieux bistrot n'a pas changé Tout est à la même place Toujours le même patron Depuis quarante-six ans Toujours la même dégaine Cheveux long, chemise ouverte sur son vieux jean usé Un peu à la Gainsbourg La mode, il s'en fou. Généreux et gentil Son cœur n'a pas vieilli. Juste quelques rides autour de ses yeux A cause de son sourire ... Assis à la même place Il argumente et cause en oubliant presque de respirer En ne peut pas en placer une Il a toujours raison et veut avoir le dernier mot. Quand le moral est bas Je m'en vais faire un tour Du côté de chez JO Je retourne à la souche M'enivrer du parfum du café Qu'il a repeint en bleu Comme ses yeux délavés Sur le mur un dauphin est taguer Surement un artiste noctambule. Qui a laissé son œuvre Pour quelques verres de bière. Dans le bistrot à JO On parle du passé Devant un verre de vin On refait le peu de sa vie On dit que c'était mieux avant On repense aux anciens Comme si ils étaient là On retourne en arrière On croit qu'on a 20 ans. On se revoit à 30. Ce soir, on a pas d'âge On est une bande de jeunes Ce soir, on boit la nuit Cette nuit, on croque la vie Rien à vraiment changé dans le bistrot à JO Il y règne une ambiance peu commune Que nulle part j'ai vu On chante le même refrain Les ritournelles d'hier La vieille rengaine du temps passé. Puis arrive la tournée du patron On boit plus qu'il ne faut On déraille un p'tit peu Dans le petit troquet Une ambiance bonne enfant Puis, la femme de JO me passe le micro Je ne me fait pas prier Me voilà repartie Pour un p'tit tour de chant Et on reprend en cœur Le refrain de bonheur On oublie les paroles On en invente d'autres On change tous les mots Pour oublier nos maux. On rigole comme des fous On en a rien à foutre Pourvu que l'on s'amuse Chacun chante sa chanson On chante un peu tous faux On se prend pour des stars Cette nuit, on en est tous. On danse jusqu'au matin Dans le bistrot à JO La bonne humeur est contagieuse. Puis vers les quatre heures du mat Cafés, croissants et petits pains sont posés sur la table La nuit de nos folies à creusés nos estomacs bien vides. Et puis, chacun rentre chez soi Le soleil dans les cœurs. Chez JO c'est comme ça ! Dominique Brené © (auteure) Crémines le 15Août 2015/227

Le p'tit bistrot à JO / Poésie de Dominique Brené ©

Le p'tit bistrot à JO
/Poésie de Dominique Brené
Le vieux bistrot des souvenirs.

Le vieux bistrot n'a pas changé
Tout est à la même place
Toujours le même patron
Depuis quarante-six ans
Toujours la même dégaine
Cheveux long, chemise ouverte sur son vieux jean usé
Un peu à la Gainsbourg
La mode, il s'en fou.
Généreux et gentil
Son cœur n'a pas vieilli.
Juste quelques rides autour de ses yeux
A cause de son sourire ...

Assis à la même place
Il argumente et cause en oubliant presque de respirer
En ne peut pas en placer une
Il a toujours raison et veut avoir le dernier mot.
Quand le moral est bas
Je m'en vais faire un tour
Du côté de chez JO
Je retourne à la souche
M'enivrer du parfum du café
Qu'il a repeint en bleu
Comme ses yeux délavés
Sur le mur un dauphin est taguer
Surement un artiste noctambule.
Qui a laissé son œuvre
Pour quelques verres de bière.

Dans le bistrot à JO
On parle du passé
Devant un verre de vin
On refait le peu de sa vie
On dit que c'était mieux avant
On repense aux anciens
Comme si ils étaient là
On retourne en arrière
On croit qu'on a 20 ans.
On se revoit à 30.
Ce soir, on a pas d'âge
On est une bande de jeunes
Ce soir, on boit la nuit
Cette nuit, on croque la vie

Rien à vraiment changé dans le bistrot à JO
Il y règne une ambiance peu commune
Que nulle part j'ai vu
On chante le même refrain
Les ritournelles d'hier
La vieille rengaine du temps passé.

Puis arrive la tournée du patron
On boit plus qu'il ne faut
On déraille un p'tit peu
Dans le petit troquet
Une ambiance bonne enfant
Puis, la femme de JO me passe le micro
Je ne me fait pas prier
Me voilà repartie
Pour un p'tit tour de chant
Et on reprend en cœur
Le refrain de bonheur
On oublie les paroles
On en invente d'autres
On change tous les mots
Pour oublier nos maux.
On rigole comme des fous
On en a rien à foutre
Pourvu que l'on s'amuse
Chacun chante sa chanson
On chante un peu tous faux
On se prend pour des stars
Cette nuit, on en est tous.
On danse jusqu'au matin
Dans le bistrot à JO
La bonne humeur est contagieuse.

Puis vers les quatre heures du mat
Cafés, croissants et petits pains sont posés sur la table
La nuit de  nos folies à creusés nos estomacs bien vides.
Et puis, chacun rentre chez soi
Le soleil dans les cœurs.
Chez JO c'est comme ça !
Dominique Brené © (auteure) Crémines le 15Août 2015/227

vendredi 14 août 2015

La belle Dame

La belle Dame.

La belle Dame assise dans l'herbe

Regarde l'heure à son poignet

D'un geste vif, remonte sa montre.

Viendra-t-il  la rejoindre ?

Son bel amant si doux !

Dans son jardin de roses.

La mine un peu défaite

Elle rajuste son chapeau

Il faut dire qu'au mois Août

Le soleil de treize heures

Tape fort.

Si fort que sa tête est bien lourde.

Alors, elle s'allonge

Au beau-milieu des fleurs

Qui parfume l'allée.

Pas la moindre brise caressante

Elle s'endort un instant

Elle rêve un peu de lui.

Se souvenant, de leurs chauds baisers échangés.

De leurs mots d'amours si tendres.

Elle est bien dans ses songes.

Blottie tout contre lui

Ses yeux dans ceux de son  amour.

Bleus comme un ciel d'été.

Le réveil fut brutal

Lorsqu'elle ouvrit les yeux

Elle regarda sa montre

Il était déjà tard.

Il n'était pas venu

Elle était très déçue.

Pourquoi n’était-il pas là ?

Elle se posait mille questions.

Elle ne se doutait pas

Qu'à l'heure qu'il est

Il était dans les bras d'une autre

Usant les mêmes mots d'amour.

Dominique Brené © (auteure)

Crémines/13 Août 2015/224
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Moralité:

Rien ne sert de changer un homme

Chasser le  naturel, il revient au galop !

Plus je connais les hommes

Plus  j’aime mes chats ! Lol.

Pas de mots

Pas de mots

Pas de mots pour décrire les maux d’une Maman qui a perdu son fils
Pas de bande pour panser les blessures d'une mère.
Aucune guérison possible
Rien ne le remplacera jamais.
Personne ne peut rien faire.
Jamais plus elle ne l'embrassera
Jamais plus dans ses bras, elle ne le serrera.
Il faudra qu’elle s’arme de courage.
Pour continuer sa vie sans lui.
Elle a tout  perdue, ce matin-là.
Comment faire après pour surmonter tout ça ? Surmonter une telle tragédie
Son amour, son tout, celui qu'elle a porté est mort à ses 20 ans.
Mort un soir de pluie sur l'autoroute par un chauffard ivrogne, ignominie du sors.
Alors ne faites pas comme lui. ...
Ne devenez pas un assassin.
Et ne tuez pas les pauvres gens.
Au travers des chemins.
Ne vous endormez pas au volant de la mort.
Ne prenez pas de stupéfiants.
Larme de désespoirs pour cette maman là
Qui un soir de pluie a perdu son enfant et vous l'avez contrainte à vivre sans son sourire.
Elle ne l'entendra plus la voix de son enfant
Qui lui dira maintenant
Maman je t'aime ? ....
Dominique Brené © (auteure)
Crémines le 14/Août/2015
Pour mon amie (Angie) 
Je me suis inspirée du texte de Linda Lemay (Pas de mots)

Lynda Lemay - Pas de mot

lundi 10 août 2015

La maison abandonnée / Poésie de Dominique Brené © ( auteure )

La maison abandonnée.

La porte de la  vieille ferme ne grincera plus
Ils  l’ont  abandonnée
Plus personne ne  tournera la clé
Inutile  de la fermer à double tours
Il n'y a plus rien de précieux.

Plus de chien qui aboie
Plus d'enfants aux rires  Joyeux.
La grand-mère n'est plus assise sur son banc
Elle a quitté la terre.
À rejoint les étoiles.

Désormais le silence règne
Le hameau a perdu sa couleur.
Dans le soir aoûtien.
Les vitres sont cassées et les volets ouverts.
Les toiles d’araignées sont tissées.
La fontaine est  à sec, il n'y a plus de vie.

Les hirondelles voltigent dans les airs, au-dessus du toit ocre.
Faisant  la  ronde du soir dans un ciel rouge feu
Volant bas comme un signe compatible
En paillant comme si, elle voulait  rompre ce silence.
Là, elles ont prises possession de la vieille maison
Elles ont construites leurs nids, plus personnes ne les dérangeront.

Il y a des portes qui nous font peur  et d’autres qui nous donnent envie d’y entrer.
Il y a des maisons  hantées par des âmes qui ne  veulent pas partir.
Il y a des portes qu'il ne faut pas pousser.
Afin de ne pas déranger les esprits de la nuit.
Les fenêtres sont les  yeux des esprits rôdant à l'intérieur de la maison abandonnée.
Les portes ont une âme, je n’en démordrais  point.

Dominique Brené ©  (auteure)
Crémines / 08 / Août / 2015. 251.

lundi 3 août 2015

Le pont Des Solidaires

Le pont des solitaires. (126) Quand deux regards se croisent Sur le pont du barrage de l'Ouche. Un bel après-midi d'été Comme une mise en scène. Elle marche d'un pas sûr Tenant son parapluie. Lui, passe à côté d'elle La fixant dans les yeux. Elle passe son chemin Ils vont à l'opposé Chacun de leurs côté. Poursuivant leurs destins. Sa robe noire et blanche sertis de mille pois. Volant au gré de l'air sous un soleil timide. Bien qu'un vent indiscret lui soulève son froufrou. Un peu comme caresse apaisant ses remous. Le pas de plus en plus pressé. Elle ferme son parapluie L’eau ne mouille plus ses yeux. Le soleil lui souris un peu comme un aveu. Elle est belle cette jeune femme Malgré son minois triste Qui lui va à ravir Tendre comme un pastel. Pourtant elle n’est pas seule Sur le pont des rancœurs. Aigri est devenu son cœur. Autour d’elle; tout se meurt. Dominique Brené .Auteur©29 Juillet 2014