samedi 29 août 2015
mardi 25 août 2015
Un vendredi noir
Un vendredi d’avril noir.
Un vendredi d'avril pas comme un autre.
Un vendredi d’avril ensoleillé
Une porte se ferme sur ma liberté.
Je ne peux plus l'ouvrir
Ni l’entrouvrir un peu.
Je suis anéantie.
On m'a privé de sortie.
Punie, pour un crime que je n'ai pas commis.
Les clefs m'ont été confisquées
Maintenant, c'est les matons
Qui ouvrent les verrous
Avec un bruit d'enfer.
Qui me fait mal aux tympans.
Quand les clés s'entrechoquent
Oh! Que la porte est lourde!
La fenêtre est scellée
Je regarde les pigeons s'envoler
C'est mon unique distraction
J'envie leurs liberté et l’air qu’ils respirent
Ah ! Si j'avais des ailes ...
Je m'envolerais ailleurs
Vers un pays sans faille.
Une bible poussiéreuse rédigée en allemand
est posée sur la table déglinguée
Une chaise cabossée trône
dans le coin de la piaule !
Le lit serti d'une couverture qui pique.
Des meubles qui ont connus la peur
Mon dieu que m'arrive-t-il?
Est- ce la réalité
Est- ce que c’est un cauchemar
Mais non, je vais me réveiller ?
Oui, c'est bien en cellule
Que je suis ....
Une porte s'est refermée sur ma chère liberté
Une fenêtre sur l'horreur.
Le rideau de fer s'est fermé
Ici, la nuit tombe si vite.
Le noir me fait si peur.
J’ai envie de mourir
Pour ne plus entendre les cris
Des détenues qui hurlent
Comme des bêtes malades.
Dominique Brené © (auteure)
Crémines le 14 avril 1997/2015
lundi 24 août 2015
Insolite
INSOLITE
Les volets sont ouverts
La fenêtre entrouverte
Sur le site de l'amour
La vue est en vacances.
Dans le pré de l’amour
Bêlent quelques moutons
Sous le pommier d'amour
Une branche a cédée.
Une nuit sur la toile
Son âme s'est brisée.
Imposture du temps.
Dégâts de la malchance.
La lettre entre ses doigts
Il relit les mensonges
Sans comprendre le sens
Il a perdu une page.
L'écrit à l'encre virtuelle
A taché l’écran bleu
Décolorée par l'eau
Sur le site insolite.
De l’amour sans amour.
Dominique Brené © (auteure)
Crémines / 23 / août / 2015/253/A5
lundi 17 août 2015
Trois chats en costards
samedi 15 août 2015
Le P'etit bistrot à JO / Poésie de Dominique Brené ©
Le p'tit bistrot à JO / Poésie de Dominique Brené ©
Le p'tit bistrot à JO
/Poésie de Dominique Brené
Le vieux bistrot des souvenirs.
Le vieux bistrot n'a pas changé
Tout est à la même place
Toujours le même patron
Depuis quarante-six ans
Toujours la même dégaine
Cheveux long, chemise ouverte sur son vieux jean usé
Un peu à la Gainsbourg
La mode, il s'en fou.
Généreux et gentil
Son cœur n'a pas vieilli.
Juste quelques rides autour de ses yeux
A cause de son sourire ...
Assis à la même place
Il argumente et cause en oubliant presque de respirer
En ne peut pas en placer une
Il a toujours raison et veut avoir le dernier mot.
Quand le moral est bas
Je m'en vais faire un tour
Du côté de chez JO
Je retourne à la souche
M'enivrer du parfum du café
Qu'il a repeint en bleu
Comme ses yeux délavés
Sur le mur un dauphin est taguer
Surement un artiste noctambule.
Qui a laissé son œuvre
Pour quelques verres de bière.
Dans le bistrot à JO
On parle du passé
Devant un verre de vin
On refait le peu de sa vie
On dit que c'était mieux avant
On repense aux anciens
Comme si ils étaient là
On retourne en arrière
On croit qu'on a 20 ans.
On se revoit à 30.
Ce soir, on a pas d'âge
On est une bande de jeunes
Ce soir, on boit la nuit
Cette nuit, on croque la vie
Rien à vraiment changé dans le bistrot à JO
Il y règne une ambiance peu commune
Que nulle part j'ai vu
On chante le même refrain
Les ritournelles d'hier
La vieille rengaine du temps passé.
Puis arrive la tournée du patron
On boit plus qu'il ne faut
On déraille un p'tit peu
Dans le petit troquet
Une ambiance bonne enfant
Puis, la femme de JO me passe le micro
Je ne me fait pas prier
Me voilà repartie
Pour un p'tit tour de chant
Et on reprend en cœur
Le refrain de bonheur
On oublie les paroles
On en invente d'autres
On change tous les mots
Pour oublier nos maux.
On rigole comme des fous
On en a rien à foutre
Pourvu que l'on s'amuse
Chacun chante sa chanson
On chante un peu tous faux
On se prend pour des stars
Cette nuit, on en est tous.
On danse jusqu'au matin
Dans le bistrot à JO
La bonne humeur est contagieuse.
Puis vers les quatre heures du mat
Cafés, croissants et petits pains sont posés sur la table
La nuit de nos folies à creusés nos estomacs bien vides.
Et puis, chacun rentre chez soi
Le soleil dans les cœurs.
Chez JO c'est comme ça !
Dominique Brené © (auteure) Crémines le 15Août 2015/227
vendredi 14 août 2015
La belle Dame
La belle Dame.
La belle Dame assise dans l'herbe
Regarde l'heure à son poignet
D'un geste vif, remonte sa montre.
Viendra-t-il la rejoindre ?
Son bel amant si doux !
Dans son jardin de roses.
La mine un peu défaite
Elle rajuste son chapeau
Il faut dire qu'au mois Août
Le soleil de treize heures
Tape fort.
Si fort que sa tête est bien lourde.
Alors, elle s'allonge
Au beau-milieu des fleurs
Qui parfume l'allée.
Pas la moindre brise caressante
Elle s'endort un instant
Elle rêve un peu de lui.
Se souvenant, de leurs chauds baisers échangés.
De leurs mots d'amours si tendres.
Elle est bien dans ses songes.
Blottie tout contre lui
Ses yeux dans ceux de son amour.
Bleus comme un ciel d'été.
Le réveil fut brutal
Lorsqu'elle ouvrit les yeux
Elle regarda sa montre
Il était déjà tard.
Il n'était pas venu
Elle était très déçue.
Pourquoi n’était-il pas là ?
Elle se posait mille questions.
Elle ne se doutait pas
Qu'à l'heure qu'il est
Il était dans les bras d'une autre
Usant les mêmes mots d'amour.
Dominique Brené © (auteure)
Crémines/13 Août 2015/224
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Moralité:
Rien ne sert de changer un homme
Chasser le naturel, il revient au galop !
Plus je connais les hommes
Plus j’aime mes chats ! Lol.
Pas de mots
lundi 10 août 2015
La maison abandonnée / Poésie de Dominique Brené © ( auteure )
La maison abandonnée.
La porte de la vieille ferme ne grincera plus
Ils l’ont abandonnée
Plus personne ne tournera la clé
Inutile de la fermer à double tours
Il n'y a plus rien de précieux.
Plus de chien qui aboie
Plus d'enfants aux rires Joyeux.
La grand-mère n'est plus assise sur son banc
Elle a quitté la terre.
À rejoint les étoiles.
Désormais le silence règne
Le hameau a perdu sa couleur.
Dans le soir aoûtien.
Les vitres sont cassées et les volets ouverts.
Les toiles d’araignées sont tissées.
La fontaine est à sec, il n'y a plus de vie.
Les hirondelles voltigent dans les airs, au-dessus du toit ocre.
Faisant la ronde du soir dans un ciel rouge feu
Volant bas comme un signe compatible
En paillant comme si, elle voulait rompre ce silence.
Là, elles ont prises possession de la vieille maison
Elles ont construites leurs nids, plus personnes ne les dérangeront.
Il y a des portes qui nous font peur et d’autres qui nous donnent envie d’y entrer.
Il y a des maisons hantées par des âmes qui ne veulent pas partir.
Il y a des portes qu'il ne faut pas pousser.
Afin de ne pas déranger les esprits de la nuit.
Les fenêtres sont les yeux des esprits rôdant à l'intérieur de la maison abandonnée.
Les portes ont une âme, je n’en démordrais point.
Dominique Brené © (auteure)
Crémines / 08 / Août / 2015. 251.