lundi 25 novembre 2013
VIOLENCES CONJUGALES
Clara et le guitariste
Clara et le guitariste.
Elle marche tête basse le dos légèrement vouté en regardant ses pieds qui dessinent sur le sol ses pas dans la neige tombé fraîchement
S’asseyant sur un banc de bois à moitié délabré ; par un après-midi de décembre glacial.
Ne sachant ou aller ni que faire.
Clara s’effondre dans un sanglot nerveux et pleure à chaudes larmes.
N’en pouvant plus elle s’écrit à haute voix que la vie est injuste.
Ses mains nues sont presque gelées.
Elle regarde les passants avec une totale indifférence.
D'ailleurs elle ne les voit même pas.
Elle a bien autre chose en tête.
Elle vit le drame de sa vie.
Ce soir Clara dormira dans la rue pour la première fois.
N'ayant plus de travail depuis des mois et n'étant plus très jeune ; essuyant des refus à chaque fois qu'elle se présente pour un quelconque boulot.
Perdant toute confiance en elle et ne croyant plus aux miracles.
Recroquevillée sur elle – même afin de se protéger du froid ;
Elle pense qu’il faut absolument qu'elle trouve un endroit pour se mettre à l’abri cette nuit.
Reprenant ses esprit ; elle réfléchit car une solution s'impose.
La neige tombe de plus en plus sur la ville blanchie par les flocons de neige; ce qui ne rassure pas Clara.
Elle se dit que peut - être en marchant elle trouvera sa chance et la réchauffera.
Une étincelle brille subitement dans ses yeux noirs lorsqu'elle entend un air imperceptible venant de nulle part.
Approchant peu à peu guidée par le son comme un aimant.
S'arrêtant près du guitariste faisant la manche l'accompagne dans son rythme en poussant la chansonnette spontanément ;
Oubliant sa profonde tristesse dans le chant de l'espoir.
L'artiste remarquant que les gens s'arrêtent pour l'écouter ne perdant pas le nord. ; demande à cette jeune - femme de faire quelques refrains et qu'il partagerait sa quête.
Clara acquiesça de la tête.
Elle a une belle voix juste et légèrement rauque et chaude
Un duo extraordinaire vient de naître.
Les décibels s ‘ envolant dans les airs traversant la nuit des notes de diamants comme une tragédienne dans un théâtre blanc.
Le son de la guitare s'élève dans la froideur de la nuit et la voix de Clara résonne comme un écho sortant de ses entrailles.
La casquette à terre se remplit de pièces et de billets ;
Les spectateurs fort généreux en cette veille de Noël assistent à un concert unique.
Le musicien est satisfait, Clara aussi.
Depuis des lustres elle n'avait pas été si bien.
L'homme propose alors à cette mystérieuse passante d'aller boire quelque chose de chaud.
Question de bavarder un peu.
Tous deux entrèrent dans une cave à jazz
afin d'écouter leurs musiques préférées.
Se racontant leurs vies comme s'ils se connaissaient depuis toujours autour d'une table ronde comme deux bons vieux amis.
Ils partagèrent leurs quelques sous et s'en
allèrent au petit matin pour un bout de chemin.
Cette nuit-là Clara ne dormira pas dans la rue et ni les autres nuits.
Dans chaque coin de rue se trouve une âme sœur.
Les miracles existent ...
Dominique Brené
© 01 11 2013
Tous droits réservés -
vendredi 22 novembre 2013
Blanche Dame
dimanche 17 novembre 2013
Rêve fragile
Comme si le temps s'était arrêté brusquement.
Les arbres déshabillés de leurs costumes estivals attendent la douce couverture des flocons d'amour tombé du ciel.
Les pommes ont étés ramassées pour finir en tarte ou en eau de vie.
Il ne reste plus que leurs branches squelettiques comme tes bras s'étirant dans l'attente d'un nouveau printemps.
Hier encore les rouges lumineux dominaient mon jardin secret orné de teintes multicolores.
Tendre lassitude comme un peu de retard sur la page des amoureux en attente de validation.
Une photo jaunie et légèrement déchirée par la force d'un passé fugitif.
Mais que l'on garde comme un précieux présent vieilli.
A l'aube de mes souvenirs parfois l'envie me prends de refaire quelques pas en arrière.
Juste pour me baigner dans un bain de soleil avec toi.
Êtres dans tes bras un court instant sans nul besoin de parler.
De sentir les battements de nos coeurs en rythmes sur nos nuits satinées.
Comme cette chanson des Moody Blues que nous dansions jusqu'au petit matin rose.
D'un autre rêve paradisiaque que l'on embelli de la rosée du temps égaré d'un autre côté de chez Swann.
Dominique Brené
©16 11 2013