samedi 17 mai 2014

Chante ta vie

Chante ta vie. «(92)

Ta vie n'est qu’un refrain
Qu’il soit triste ou bien gai
Qu'importe la chanson
Comme un air de souvenance.
Où les larmes coulaient
Versées sur ton chemin
Parsemé de chagrin.
Tes souvenirs s'envolent
Au gré des tendres notes
Chacun y voit sa vie
Défiler avec toi.
Ton mot si bien chanté
Me parcoure de frissons.

Comme le cri d’un écho.
Qui habite ta lumière
Dans un rayon de miel
Qui a le goût suave
Quand ta voix est velours.
Oh! Mon Dieu que c'est beau.
Tes écrits sont troublants
Lorsque ton cœur conte
Tes amours, tes souffrances
Et ta petite enfance
Qui semble perturbée
Mais qui ont fait de toi.
Un homme sensible et bon.
Tu composes ta vie.
Embellissant l’amour
Par ton ruban tendresse.
Béni par ta douceur.
Avec tes rêves d’enfant
Précieux et rarissimes.
Comme des pierres uniques
qui miroitent dans l'eau.
Jolis papillons bleus cognant contre ton rythme.
Miroir de ton âme
Sur ton cahier usé
Brodé de mille notes.
Quand ta musique man blues
te mets les larmes aux yeux.
Tes mots les plus sublimes
Sont ceux qui ont soufferts.
Et dit avec pudeur.
Faut-il savoir les lire
Tes lignes si discrètes.
Parfumées à la cire.
Odeur de la nuit.
Quand ta plume se révèle dans un sursaut nocturne.
Perturbant ton sommeil au milieu de ton rêve.
Dans un désir d'amour.
Dominique Brené
©26 03 2014.

dimanche 11 mai 2014

Café amer ( 113 )

Café amer  (113)

Assise sur une chaise
Au fond du vieux bistrot
Elle tourne son café avec nervosité.
Depuis de longues minutes.

Son regard est lointain
Sa mine est sans couleur.
Fixant interminablement le rebord de sa tasse.
Essayant d'y lire le signe de son destin.

Elle regarde son passé
Dans le marre du café
Noir comme un désespoir.
Sombre comme un chagrin.

La main sur son visage comme si il était lourd.
Jouant avec sa bague.
Pesante de souvenirs.
L'angoisse ; Et lui fait peur.

Elle pleure abondamment
Elle est vide dedans.
Une envie de crier la pousse dans un gouffre qui lui coupe le souffle.
Tellement elle a mal ; Tellement elle souffre.

Restant là ; toute seule et perdue;
Avec son café froid
Qu'elle ne cesse de remuer
Comme un cafard maudit qui lui a pris sa place.

Sur la table souvenance
Tombent les gouttes d'eau
Epongeant l'amertume
Qui a le goût du rance.

Se nourrissant d'errance.
Elle se lève et s'en va dans le soir.
Rejoindre sa solitude avec dans le cœur une lueur d'espoir.
Espoir d'une autre chance.
Dominique Brené
© 11 05 2014

Cœur hivernal

Cœur hivernal (112)

Ce soir; il fait si froid
En mon cœur plus encore.
Alors relevant mon col
Affrontant une nuit chaotique.

Sans odeur et sans lune
Noir comme un ciel d'hiver
Sans rimes sarcastiques
Le désespoir naissant.

Dans un matin sans aube
Et n'étant rien qu'une ombre
Dans les rues désertées
De la vie endormie.

J'hallucine et je crie
Comme la bise sifflante
Pour sortir du néant
Je hurle comme les loups.

Comme pour expectorer un mal qui me ronge en dedans.
Alors recrachant le mortel venin.
Pour me désamorcer de cette bombe inhumaine.
Afin d'exorciser mes maux d'amour amers. 

Malheureuse et acide.
Comme un cœur en hiver.
Haineux sous toutes ses formes. 
Aminé par la vie.
Dominique Brené
© 11 05 2014

lundi 5 mai 2014

Mes Mots

Mes mots 106 Quand la page reste intacte Quand les mots ne vont pas bien. Quand la plume se bec Quand rien ne me motive. L'inspiration survole Cherchant le bruit des mots. Dans le puits de ma peine. Au plus profond de l'âme. En creusant mon esprit. D'un état nonchalant. Lentement; Elles se posent. Espérant à tous prix une prose. Afin de donner vie À mes mots conjugués. Pour les aiguiser Sans trop les déguiser Sur mon papier fleuri. Terni d'un rose pâli Crocheté de fil perlé Aiguilles d'émaux jaunis Comme mes mots secrets. Dominique Brené 05 05 2014