Un vendredi d’avril noir.
Un vendredi d'avril pas comme un autre.
Un vendredi d’avril ensoleillé
Une porte se ferme sur ma liberté.
Je ne peux plus l'ouvrir
Ni l’entrouvrir un peu.
Je suis anéantie.
On m'a privé de sortie.
Punie, pour un crime que je n'ai pas commis.
Les clefs m'ont été confisquées
Maintenant, c'est les matons
Qui ouvrent les verrous
Avec un bruit d'enfer.
Qui me fait mal aux tympans.
Quand les clés s'entrechoquent
Oh! Que la porte est lourde!
La fenêtre est scellée
Je regarde les pigeons s'envoler
C'est mon unique distraction
J'envie leurs liberté et l’air qu’ils respirent
Ah ! Si j'avais des ailes ...
Je m'envolerais ailleurs
Vers un pays sans faille.
Une bible poussiéreuse rédigée en allemand
est posée sur la table déglinguée
Une chaise cabossée trône
dans le coin de la piaule !
Le lit serti d'une couverture qui pique.
Des meubles qui ont connus la peur
Mon dieu que m'arrive-t-il?
Est- ce la réalité
Est- ce que c’est un cauchemar
Mais non, je vais me réveiller ?
Oui, c'est bien en cellule
Que je suis ....
Une porte s'est refermée sur ma chère liberté
Une fenêtre sur l'horreur.
Le rideau de fer s'est fermé
Ici, la nuit tombe si vite.
Le noir me fait si peur.
J’ai envie de mourir
Pour ne plus entendre les cris
Des détenues qui hurlent
Comme des bêtes malades.
Dominique Brené © (auteure)
Crémines le 14 avril 1997/2015
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