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jeudi 2 juin 2016

Je T'écris mes pensées, lettre pour toi Maman

Je t'écris mes pensées, lettre pour toi Maman.

Sur mon bureau une bougie allumée à demi consumée qui brûlera jusqu'au petit matin.
A côté  de la flamme une photo de toi, encadrée qui n'a pas pris de ride, dans tes bras Pompon, le chat de la famille.
Sur tes épaules, un chandail bleu ciel, je crois que c'était au printemps quand les pensées revivent d’un hiver bien trop long.

Lorsque revient la nuit, alors que  je ne peux dormir,  je t'écris ;
Et si les mots me manquent, tu es là présente à chaque instant
Tu m'inspires souvent dans mes nuits quand le doute persiste
Parfois, je pleure silencieusement, tes conseils me reviennent.
Ta présence est si forte qu'il m'arrive de te parler à voix haute et de sentir ton souffle dans  mon cou.

J’ai gardé ton foulard, je le porte quand le temps est frileux.
Hélas le parfum s'en est évaporé, il y a bien longtemps.
Mais malgré tout, je le respire  toujours
Il est imprégné de ton âme.

Cette nuit les souvenirs réapparaissent,
J’ai l’impression de  revivre ces moments là
Une sensation étrangement bizarre
Une force inexplicable
Comme si tu étais toujours là.

Pourtant la vie n’a pas toujours rimé  avec félicité
Tu as fait de ton mieux, je le crois sincèrement
Aujourd’hui je n’ai aucune rancœur
Je n’en ai pas le droit
Même si malgré tout, je te sentais si loin
Je devinais les moindres de tes tourments
Mais je ne disais rien.
Je ne voulais pas t’importuner avec mes  « pourquoi »
Tu en avais horreur, de toute façon, tu ne m’aurais pas répondu
Et mes questions auraient étés indélicates.

Assise dans ton rockingchair en bois
Devant la fenêtre, tu regardais les oiseaux s’envoler
Tu t’assoupissais l’espace d’un instant
Sur le balcon, il y avait toujours des miettes de pain
Et des géraniums couleurs rouge.

C'est un jour maussade 
Une belle journée pluvieuse
Le temps est à l'orage
Le ciel s'est noirci 
Et voilà que mes larmes tombent ....
Je ne peux plus  écrire ! 

Dominique Brené © ( auteure )
Crémines / 27 / mai / 2016

mardi 22 septembre 2015

Les Couleurs du passé

Les couleurs du passé ... Les gens un peu tristes sont souvent les plus sincères ! Ils gardent au fond d'eux-mêmes tant de douleurs présentes. Dans leurs regards, des souvenances un peu ringarde. Des chapitres de leur vie toujours conjugués au passé. Ils passent leur temps à gamberger sur des amours sans amour. Ils arrivent même à regretter le bonheur imparfait. Sur la table du salon, un cadre verdoyant y est posé. À l'intérieur une photo toute abîmée, usée, éteinte par les années. Chaque jour, ils passent à côté d'elle sans même la regarder Elle est là, et c'est tout, comme une pauvre habitude. Comme pour se raccrocher à quelque chose d'ancien. Aux souvenirs d'antan, il y a bien longtemps. Ils en oublient de vivre, ils sont là dans leur monde de solitude voulue. Las de tout ce qu’apporte le présent, fatigué de la vie. Ils vivent avec hier, sans doute par malheur car le bonheur pour eux ne se conjugue pas. Ils sont en état de choc, dans un état second où leurs âmes se sont peu à peu égarées. Détériorés par le mal qui les rongent. Ils sont complètement perdu dans leurs idées toutes noires. Ils se sentent incompris, car l'oubli est pour eux des lésions bien ancrées. Des blessures à toutes jamais ouvertes que nuls ne pourront guérir. Souvent, ils vivent seuls avec leur passé car personnes ne peut comprendre leurs désespoirs. Et tout ce qu'ils endurent. Leurs nuits ne sont que des cauchemars, des souffrances chroniques, des silences auxquels s'agrippent leurs songes douloureux. Comme s'ils étaient vivants, comme si le lendemain n'existais plus pour eux Parfois ils perdent un peu la boule, ils restent dans leurs bulles malgré qu’ils y soient mal. Ils se sont faits une carapace, si épaisse, qu’elle en est incassable. Ce sont leurs maux à eux, leurs bras sont décharnés, un peu comme en hiver, sans soleil en leurs cœurs. Pourtant, ils ont tant, de l'amour à donner malgré tout ce qu'ils ont subi, ils espèrent quand même. Et peut-être qu'un jour, ils iront vers l'avenir pour entrer dans le présent afin d'oublier leurs tourments et recommencer à vivre une autre destinée. Dominique Brené © (auteure) Crémines /26 Mai /2015/213

lundi 7 septembre 2015

Le banc rouge Poésie de Dominique Brené ©

LE BANC ROUGE J’ai repeint mon banc vert En rouge, couleur amour Cependant j’y ai laissée Une touche de verdure Pour que l’espoir soit. Et qu’il perdure à vie. Les roses ne sont plus là À leurs places Feuilles mortes d’automne Mordorées de beauté C’est la fin de l’été. Voici septembre jaune. Pendant que j’y étais J’ai enluminée mes vers Pour qu’ils soient plus mûrs Je les aie teintés de toi. Et je me suis assise Sur le rebord du banc. J’ai rêvassée un peu Puis j’ai fermé les yeux En pensant au passé Safranée mes pensées Avec un zeste d’amitié Comme un joli brin d’amour. Je suis restée ainsi Pendant quelques minutes Quand j’ai ouvert mes yeux Tu me disais, je t’aime Ta main dans mes cheveux Mais ce n’étais qu’un rêve. Sur mon banc rouge piquant Avec ou sans soleil Il m’attend dans le bordeaux couchant Comme un astre de feu Qui brûle sous ma peau. Du côté de ton cœur. Dominique brené © (auteure) Crémines/06/septembre 015

Septembre jaune /Poésie De Dominique Brené ©

Septembre jaune Sous un arbre, un banc rouge Roucoulent deux pigeons Sur le tapis feuillus Septembre est revenu. Dans cette fin d'été Tout me semble soudain gris Comme un ciel sans bleu Comme un blanc délavé. Les hirondelles maraudent Elles ont faites leurs bagages S’envole les amours Vers une destination Congo. Et moi sur mon banc rouge Je laisse quelques miettes D'une saison insolite Sous ma couche rien ne bouge. Juste un vent froufroutant Sur une aube ondulante Comme un débris du temps Chagrinant un matin. Dominique Brené @ auteure Crémines 06 septembre 015/

mercredi 2 septembre 2015

De Fin Août à septembre

De fin août à septembre. Quand le soleil se lève Il s'en va faire un tour Dans le jardin de Daniel. Respirer la couleur mielleuse. Pendant que Mimie se prélasse À l'ombre du début septembre Sans se préoccuper du reste Sans se soucier du temps. Quand le soleil est bas La rose s’est sertie De larmes matinales Éclaboussées par l'or d’une aube enchanteresse. Un chat roux se promène Longeant l'allée fleurie Humant son territoire Son museau au taquet. Les branches du pommier Baissant un peu la tête Fruits lourds seront pressés Ou-bien croqués sous l'arbre. Tout est vert fin août Dans le pré quelques arbustes Se sont déjà vêtus Des couleurs automnales. Dominique Brené © (auteure) Crémines / 31 / août / 2015/256

samedi 15 août 2015

Le P'etit bistrot à JO / Poésie de Dominique Brené ©

Le p'tit bistrot à JO /Poésie de Dominique Brené Le vieux bistrot des souvenirs. Le vieux bistrot n'a pas changé Tout est à la même place Toujours le même patron Depuis quarante-six ans Toujours la même dégaine Cheveux long, chemise ouverte sur son vieux jean usé Un peu à la Gainsbourg La mode, il s'en fou. Généreux et gentil Son cœur n'a pas vieilli. Juste quelques rides autour de ses yeux A cause de son sourire ... Assis à la même place Il argumente et cause en oubliant presque de respirer En ne peut pas en placer une Il a toujours raison et veut avoir le dernier mot. Quand le moral est bas Je m'en vais faire un tour Du côté de chez JO Je retourne à la souche M'enivrer du parfum du café Qu'il a repeint en bleu Comme ses yeux délavés Sur le mur un dauphin est taguer Surement un artiste noctambule. Qui a laissé son œuvre Pour quelques verres de bière. Dans le bistrot à JO On parle du passé Devant un verre de vin On refait le peu de sa vie On dit que c'était mieux avant On repense aux anciens Comme si ils étaient là On retourne en arrière On croit qu'on a 20 ans. On se revoit à 30. Ce soir, on a pas d'âge On est une bande de jeunes Ce soir, on boit la nuit Cette nuit, on croque la vie Rien à vraiment changé dans le bistrot à JO Il y règne une ambiance peu commune Que nulle part j'ai vu On chante le même refrain Les ritournelles d'hier La vieille rengaine du temps passé. Puis arrive la tournée du patron On boit plus qu'il ne faut On déraille un p'tit peu Dans le petit troquet Une ambiance bonne enfant Puis, la femme de JO me passe le micro Je ne me fait pas prier Me voilà repartie Pour un p'tit tour de chant Et on reprend en cœur Le refrain de bonheur On oublie les paroles On en invente d'autres On change tous les mots Pour oublier nos maux. On rigole comme des fous On en a rien à foutre Pourvu que l'on s'amuse Chacun chante sa chanson On chante un peu tous faux On se prend pour des stars Cette nuit, on en est tous. On danse jusqu'au matin Dans le bistrot à JO La bonne humeur est contagieuse. Puis vers les quatre heures du mat Cafés, croissants et petits pains sont posés sur la table La nuit de nos folies à creusés nos estomacs bien vides. Et puis, chacun rentre chez soi Le soleil dans les cœurs. Chez JO c'est comme ça ! Dominique Brené © (auteure) Crémines le 15Août 2015/227

jeudi 30 juillet 2015

La chambre au bord du lac

La chambre au bord du lac Deux cœurs battants Dans une demi-pénombre Deux amoureux amants S'enlaçaient passionnément. Dans cette minuscule chambre Deux corps s'ébattaient Tout était blanc, juste un meuble brun Et un rideau bordeaux à moitié fermé. C'était un bel après-midi d'été Un quinze juillet à seize heures Tout était parfait et silencieux Juste un fond de musique Slave. Deux coupes de champagne Étaient posées sur la table de nuit On pouvait presque entendre le bruit des bulles se cogner contre le verre de cristal. Dehors il faisait beau et chaud. Les cheveux long et noir de la jolie brunette balayaient ses reins Comme pour cacher sa belle anatomie. D'une main experte, roulant son bas de soie sur sa cuisse à demie dénudée Fit glisser de ses doigts le bas pour dévoiler sa jambe déshabillée. Puis partie un instant dans la salle de bain laissant son amant un peu perplexe. Après quelques minutes de mystère C'est en négligé rouge et noir qu'elle apparue soudain. Elle était belle comme une peinture de Gauguin. Sa chevelure relevée négligemment Quelques mèches tombaient le long de ses épaules et de sa nuque Sensuelle et chaude Elle était prête pour lui. Elle avait l'air d'une poupée fragile. Pourtant si femme et désirable Elle savait bien ce qu'elle voulait. Lui l'admirait et la désirait tant. Elle disait qu'il était sa lumière Sa raison d'être Son doux caprice Sa tendre friandise. .. Ainsi se passait la journée Un peu comme une romance Dans la petite chambre blanche Au bord du lac Léman ... Dominique Brené © (auteure) Crémines / le /29/juillet 2015/246

lundi 1 juin 2015

Astre de ma nuit / Poésie de Dominique Brené © ( Auteure )

Astre de ma nuit. Voilà la lune qui me nargue Un bel astre dans l’opacité Le ciel luit en bleu marine Ainsi qu’un joli rêve bleuâtre Voici la lune qui me drague. Elle me fait d'l'œil et moi aussi Elle m'accompagne dans mon lit Elle m'allume et puis elle se cache Elle joue à cache-cache derrière le nuage. Derrière ma fenêtre, je la suis du regard. Tiens ; elle est revenue Cernée d'un rouge-braisé Comme un bel anneau d'or Telle une douce promesse. Là, enfin je suis juste bien. Elle illumine le hameau Elle éclaire ma vie d’émaux Cette nuit, il fait jour dans le firmament Ce soir, je n'ai pas d’anxiété. C’est un si bel complément. Même le silence ne me dérange pas Dehors, toutes les âmes se sont endormi Juste le bruit imperceptible des grillons. Et le murmure de l’eau berçant l’obscurité. Demain, demain, elle sera ronde. http://dominiquebrene.over-blog.com Dominique©Brené 02 juin 2015/00h07 216. Crémines /

mercredi 11 mars 2015

Hommage à Christian

L'homme Nature/101

Toi l'homme dur
Au si grand cœur
Qui se planquait
Sous ses coups de gueules.
Toi qui as bagarré ta vie.
Tu en as vu des paysages
Et tu en as connu des secrètes forêts.
Ou tu te réfugiais
Cherchant un peu de paix.

Les rivières te parlaient
Les truites se faufilaient
Les oiseaux te chantaient la musique de ta vie.
Tes airs favoris.
A l'ombre d'un vieux chêne
Tu méditais un peu.
En regardant le ciel.
Amoureux d'une Dame
Qui se nomme Nature.

Tu en as usé des souliers sur tes routes caillouteuses.
Lorsque tu arpentais les chemins de ta vie.
Sous un soleil de plomb.
Respirant les odeurs des sous-bois, des torrents.
Tu marchais à pas lents
Afin de dénicher les premiers champignons.
Que toi seul connaissais.
Dans ta forêt secrète.
Et que pour rien au monde
Tu n'aurais dévoilé.
Même pas à ton meilleur ami.
Personne ne saura donc;
Ta fameuse cachette !

Trouvant parfois un animal blessé;
Tu le ramenais chez toi.
Et tu lui procurait tout les soins nécessaires.
Toi ; l'Ami de tous les animaux.
Ils te l'ont bien rendu.

Ton escale sur terre fut une très courte durée.
Tu es parti bien jeune dans un pays où l'on ne revient pas.
Tu as fait de ton mieux pour élever ta famille.
Avec tous tes intempéries et tes tracasseries.
En laissant derrière toi
Tous ceux qui t'ont Aimé.
Et qui pleurent aujourd'hui.
Plus besoin de ticket.
C'est ton dernier voyage.
Vers l'éternité ...
Dernière destination ...
Dominique Brené © Auteur
Crémines le/22 /03/ 2014











dimanche 22 février 2015

Les Portes sont-elles une âme. Poésie de Dominique Brené © Auteur

Les portes sont-elles une âme ?/178 Qu’elles soient de bois ou de fer Elles nous parlent Quand elles grincent Elles se souviennent Elles sont uniques. Elles nous racontent leurs histoires Des contes bien étranges Des histoires d’amour. Des liaisons bien tragiques. Sous les portes cochères. Des mains les ont touchées Des corps se sont frottés contre elles Servant d’appuis d’amour Elles abritaient câlins et affections Un soir de pluie d’été. Et les baisers tombaient Comme des flocons d’amour Sans bruit et sans regret Dans cette nuit pluvieuse Ou la seule musique était celle des moteurs. Les portes aussi servent de lit aux sans-abris Mais eux, n’ont pas la clé Ils ne dorment que d’un œil Sur le seuil, couché Ils sont recroquevillés sur leurs pauvres solitudes. Les portes des châteaux Nous révèlent tant de choses Sur les rois et les pages. Sur l’amour interdit Sur les reines infidèles. Les portes sont-elles des âmes ? Portes rouges ou bien bleues Peintes de sentiments Forgées par vous les hommes Ce sont des œuvres d’arts. Les plus belles sont les vieilles Juste un peu délabrées Par les intempéries C’est ça qui fait leurs charmes. L’usure leurs vont bien. Il y a tant à dire Sur les portes de la vie Sur celles que l’on pousse Sur les portes secrètes Qu’allons-nous découvrir ! Dominique brené © (auteur) Crémines le 23/Février/2015