Je t'écris mes pensées, lettre pour toi Maman.
Sur mon bureau une bougie allumée à demi consumée qui brûlera jusqu'au petit matin.
A côté de la flamme une photo de toi, encadrée qui n'a pas pris de ride, dans tes bras Pompon, le chat de la famille.
Sur tes épaules, un chandail bleu ciel, je crois que c'était au printemps quand les pensées revivent d’un hiver bien trop long.
Lorsque revient la nuit, alors que je ne peux dormir, je t'écris ;
Et si les mots me manquent, tu es là présente à chaque instant
Tu m'inspires souvent dans mes nuits quand le doute persiste
Parfois, je pleure silencieusement, tes conseils me reviennent.
Ta présence est si forte qu'il m'arrive de te parler à voix haute et de sentir ton souffle dans mon cou.
J’ai gardé ton foulard, je le porte quand le temps est frileux.
Hélas le parfum s'en est évaporé, il y a bien longtemps.
Mais malgré tout, je le respire toujours
Il est imprégné de ton âme.
Cette nuit les souvenirs réapparaissent,
J’ai l’impression de revivre ces moments là
Une sensation étrangement bizarre
Une force inexplicable
Comme si tu étais toujours là.
Pourtant la vie n’a pas toujours rimé avec félicité
Tu as fait de ton mieux, je le crois sincèrement
Aujourd’hui je n’ai aucune rancœur
Je n’en ai pas le droit
Même si malgré tout, je te sentais si loin
Je devinais les moindres de tes tourments
Mais je ne disais rien.
Je ne voulais pas t’importuner avec mes « pourquoi »
Tu en avais horreur, de toute façon, tu ne m’aurais pas répondu
Et mes questions auraient étés indélicates.
Assise dans ton rockingchair en bois
Devant la fenêtre, tu regardais les oiseaux s’envoler
Tu t’assoupissais l’espace d’un instant
Sur le balcon, il y avait toujours des miettes de pain
Et des géraniums couleurs rouge.
C'est un jour maussade
Une belle journée pluvieuse
Le temps est à l'orage
Le ciel s'est noirci
Et voilà que mes larmes tombent ....
Je ne peux plus écrire !
Dominique Brené © ( auteure )
Crémines / 27 / mai / 2016
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