mardi 15 septembre 2015

La porte de l'adieu

La porte de l'adieu ou porte de sortie/266

La porte rouge va se refermer

Sur une carrière bien remplie

Et quelque fois  si caillouteuse

Sur les sentiers des nuits  rageuses.

Une âme  s'en ira dans un matin venteux

Par un assombrissement chagrin truffé de solitude.

Va et passe ton chemin, la dame en rouge.



Demain, une porte se fermera sur elle.

Elle partira par l'issue de secours

Celle qui est noire et sans espoir

Celle qu'on appelle porte de sortie.

Celle que l’on prend discrètement dans l’ombre

Afin de s’en  aller  sans tambours ni trompettes.

Sans pot d’honneur, qualifié d’obsolescence.

Manu-militari, elle s’en alla.



C'est la fin des sourires

Un octobre  au rire jaune

Balayant les saisons  de sa vie

Comme  des feuilles mortes

Emportées par un vent de bourrasque.

Son cœur n’est qu’une meurtrissure.

Inconsolable, elle est.

Il faut que peine se passe …



Sur le seuil de la porte, tombe une pluie d’amertume

En laissant quelques gouttes  de bile

Le long de ses joues creusent.

Le vent souffle sur sa peine

Comme pour sécher ses plaintes.

Sur une autre  destinée hors de son monde à elle.

Loin des clichés du temps.

Elle laisse derrière elle ; toute une vie d'amour.



Elle n'a plus envie de se battre

Perdue elle se sent

Fatiguée et usée

Dégoûtée de sa vie

Qu'elle a donnée pour qui !

Et voilà qu’aujourd’hui

À l’aube de sa vie

Elle se sent inutile.

Il n’y a plus rien à faire …



C'est la fin de l'été

L'hiver est de retour.

Mes amis sont partis

Vers un nouveau printemps

L'automne frappe à ma porte.

L’hiver sera rude.

Dépouillé de tous  mes sentiments.

J’ai déjà froid ce soir.



La porte rouge se referme  sur la nuit

Je serais la dernière à  la fermer à clé

La porte que j’ai tant aimée

La porte que j’aime tant.

C'est le seul privilège

Que l'on m'accordera.

Merci ...  et au revoir.

Dominique Brené © (auteure)

Crémines / 15 / septembre/ 015

Des portes, j’en pousserais encore

La prochaine sera celle qui s’ouvrira

Sur d’autres horizons

Mais rien n’égalera la mienne.

Et cela me fais peur …

DB. 266.

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