jeudi 11 décembre 2014

Ils s'embrassent

Ils s'embrassent . (156)            

Ils s'embrassent à en perdre haleine

Ils sont serrés l'un contre l'autre

Ils sont faits l'un pour l'autre

Mais ils ne le savent pas encore.

On dirait deux gosses, deux adolescents

Ils se regardent comme personne

Comme si le monde n'existait plus

Comme si, il n'y avait plus qu'eux.

Ils ont dans leurs regards ce petit truc magique qui fait briller les yeux.

Ils sont beaux comme des dieux

Quant-ils dansent comme ça.

Se laissant emporter par le blues de Ray Charles

Faut voir comme ils s'embrassent !

Ils s'embrassent comme si c'était leurs tout derniers baisers.

Comme s'ils étaient en manque d'une folle passion.

Ils sont comme deux aimants attirés l'un vers l'autre.

Ils n'ont aucune pudeur

Ils se croient vraiment seuls.

Ils se foutent du temps

Et des candira-tons.

Ils s'aiment voilà tout.

Et qu’importent les autres

Ils ne peuvent plus attendre

Leurs lèvres sont en attente.

Dominique Brené © Auteur

Crémines 06 Décembre 2014.

Dédié à tous les amoureux.

Et en particulier à Fernando et Anna

lundi 8 décembre 2014

RENAUD LE RENARD

Renaud le renard (155) Les yeux de Renaud. Les yeux bleus de Renaud Est un blues acerbe Comme un peu délavés Colorés par ses vers anisés. Sur le comptoir des pleurs. Sur une nappe en papier Dans le bistrot d'en bas. Il gribouille un petit peu. Une bafouille de sa vie. Sur des feuilles jaunies. Ses maux en chansons Remplis de beaux pardons Dans le puits du temps mort Reflète une âme douloureuse. Profonde mais guérissable. Couplets impopulaires Ou alors réalistes Ses écrits sont sincères Enrobés de mystères. Refrains de son mal-être. Les yeux bleus de Renaud Sont ceux des d'enfants blonds Aux regards minot Mouillés de compassion On peut tout, lire dedans. La plume de Renard Acérée quelquefois Par ses maux claquant Ont un goût d'amertume. Acide de souffrance. Fragiles sont ses termes Et même s'ils sont dits Avec brusquerie Ce sont ses lignes à lui. Ce sont des mots d'amour. Un mistral perdant Naguère fut gagnant Poussière des années Salie à l'encre noire Larmes de destruction. L’œil légèrement hagard Regard doux et dur à la fois On y voit tout dedans C’est comme un livre ouvert Que l'on aimerait bien lire. Espoir ou désespoir Noire sont ses pensées Lorsque la nuit descend Le renard surgit. Rusé comme un chacal. Une souffrance amère Comme un cri de détresse Son unique maîtresse C'est une vraie diablesse. Elle s'appelle déprime. Dominique Brené © Auteur Crémines 08/12/2014 Tous droits réservés Photographie de Dominique Brené ©. 08.12.2014/6:38:33

Les yeux de Renaud le renard

http://brene22.tumblr.com/post/104680718014/renaud-le-renard-155-les-yeux-de-renaud-les

mardi 2 décembre 2014

Anémone D'amour

Anémone d'amour.(154) Anémone est ton nom Tu n'es pas une nonne Toujours un peu coquine Tu taquines les hommes. Anémone d'amour. Anémone jolie Donne-moi ta folie Le rouge et la passion Dans mes nuits cabaret. Quand la lune se fait ronde. Étrange est ton je t'aime Que tu dis sincèrement Le mensonge du plaisir Gentiment il est dit À l'auberge du temps. Anémone ma tendresse Tu es belle comme un jour Avec toi je me berce Dans ta robe d'été. J'en n'oublie ma détresse. Caresse de velours Sur ta bouche écarlate Je dépose mes lèvres Sur ton rouge-baiser. Un petit mot d'amour. Tu es ma gourmandise Bien plus qu'une friandise Tu veux que je te dise? Je te désire d'amour ! Tu es ma petite bêtise. Tu es une musique Un refrain de Bohème Un air de musette Une fleur de gitane. Un tempo de Shankar. Je dépose tes pétales Ou coule la rivière Miroir de ton âme Reflets de tes yeux noirs. Sans le noir désespoir. Ma belle bohémienne Je sais tu n'es pas mienne Pas de promesse en l'air Tu es une fleur sauvage Parfois tu n'es pas sage. Tu es un bonbon rouge Que l'on aimerait sucer Jusqu'au bout de la nuit. Sans perdre le meilleur Écarlate Anémone. Dominique Brené © Auteur Crémines 02 Décembre 2014.

lundi 1 décembre 2014

Le Livre

Le livre Lecture nocturne. (153) Dominique Brené © Auteur Je parcoure ton récit C'est inédit sans doute De lire tes mots d'amour Avec dans tes lignes Les vers amoureux de ta sensualité. Et ta détresse narrée. Ce livre entre mes mains Me fascine et m'envoûte Comme si cette belle histoire M'appartenait un peu Comme si c'était ma vie. Comme si c'était mes mots. Enchaînée par tes verbes Tournant inlassablement tes pages Je dévore ton œuvre Comme une pauvre affamée. Et tout à coup, j'ai froid. Je bois cette nuit blanche. Je te lirais jusqu'à l'aube À la lueur d’une chandelle M éclairant de ta flamme. Jusqu'au bout de la nuit. Afin d'illuminer le jour. Par ton dernier chapitre. J'aime l'odeur du papier quand le livre se referme Ou quand il s’ouvre sur ta première partie. Amère est ta saveur, Quand je mets à ma bouche mon doigt qui a tourné tes pages. Ce parfum imprimé de ton encre. Il reste sur mes mains la couleur de tes maux. J'aime le bruissement de tes feuilles Quand le bruit est absent. Quand le silence, c’est toi. Et que tu es l'objet de toutes mes intrigues. Je ne pense plus à rien Je suis en osmose avec toi. Dominique Brené © Auteur Crémines le 01 Décembre 2014

jeudi 6 novembre 2014

La vieille fille Amoureuse

https://www.evernote.com/shard/s201/sh/b1f85ae7-0890-4637-849b-37da8702495c/22746440b4bc4fef446c98cc2a2131ac

mercredi 1 octobre 2014

Derrière le voile blanc

Derrière le voile blanc. (148) Derrière le rideau Une âme cache sa peine Dans la demi-pénombre Elle pleure doucement. Lointaine dans ses pensées Elle a la tête ailleurs. Et petit à petit doucement le jour tombe. C'est la fin de septembre plus rien n'est vraiment beau. Le soleil s'invite et dessine au plafond des milliers d'étincelles sur un fond de ciel bleu. Les cris des corbeaux croassent Noir comme un désespoir Pour casser le silence. Et faire cesser ses pleurs. Le feuillage jaune et rouge cache la misère du monde. Un décor mordoré. Derrière le voile blanc Les papillons s'agrippent comme s'ils étaient vivants. Avec des y love You dans les bras d'une grenouille. Une image figée et l'on tombe amoureux. Une pauvre princesse sous ses maigres haillons. Le destin elle l'écrit Un rendez-vous manqué Une rencontre ratée Et tout tombe dans l'eau. Après on réfléchit Finalement on se dit Que ce n'était qu'un rêve Le destin à bon dos ! Dominique©Brené Le 28 septembre 2014