lundi 8 décembre 2014
RENAUD LE RENARD
Renaud le renard (155)
Les yeux de Renaud.
Les yeux bleus de Renaud
Est un blues acerbe
Comme un peu délavés
Colorés par ses vers anisés.
Sur le comptoir des pleurs.
Sur une nappe en papier
Dans le bistrot d'en bas.
Il gribouille un petit peu.
Une bafouille de sa vie.
Sur des feuilles jaunies.
Ses maux en chansons
Remplis de beaux pardons
Dans le puits du temps mort
Reflète une âme douloureuse.
Profonde mais guérissable.
Couplets impopulaires
Ou alors réalistes
Ses écrits sont sincères
Enrobés de mystères.
Refrains de son mal-être.
Les yeux bleus de Renaud
Sont ceux des d'enfants blonds
Aux regards minot
Mouillés de compassion
On peut tout, lire dedans.
La plume de Renard
Acérée quelquefois
Par ses maux claquant
Ont un goût d'amertume.
Acide de souffrance.
Fragiles sont ses termes
Et même s'ils sont dits
Avec brusquerie
Ce sont ses lignes à lui.
Ce sont des mots d'amour.
Un mistral perdant
Naguère fut gagnant
Poussière des années
Salie à l'encre noire
Larmes de destruction.
L’œil légèrement hagard
Regard doux et dur à la fois
On y voit tout dedans
C’est comme un livre ouvert
Que l'on aimerait bien lire.
Espoir ou désespoir
Noire sont ses pensées
Lorsque la nuit descend
Le renard surgit.
Rusé comme un chacal.
Une souffrance amère
Comme un cri de détresse
Son unique maîtresse
C'est une vraie diablesse.
Elle s'appelle déprime.
Dominique Brené © Auteur
Crémines 08/12/2014
Tous droits réservés
Photographie de
Dominique Brené ©.
08.12.2014/6:38:33
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