jeudi 29 août 2013
Un Vendredi d ' avril pas comme un autre.
- Un vendredi d ' avril pas comme un autre.
Ce vendredi-là le soleil brillait, le ciel était d'un bleu uniforme dans ma verte campagne ou régnait un silence de mort.
Les premières pâquerettes formaient un joli tapis fleuri sur fond vert ;
je regardais avec ravissement ce panorama depuis la fenêtre de ma chambre.
Je savais que ces petites fleurettes annonçaient tantôt les beaux jours printaniers.
Cette après - midi là ;
J’étais heureuse ;
Et je me sentais belle.
Un peu songeuse en écoutant la chanson de Pascal Obispo
qui criait son amour à Lucie.
La journée se déroula sans problème et je parti au travail.
Dix-sept heures sonnaient au clocher du village.
Une belle soirée d’avril se préparait.
Vêtue d’une robe en voile jaune pâle fleurie ;
Je me sentais légère.
Les premiers clients arrivaient pour boire leurs apéritifs ;
Puis partirent pour aller se restaurer en promettant de revenir plus tard dans la soirée.
La soirée commençait à
s ‘ animer lorsque deux hommes entrèrent brusquement en me montrant leurs " cartes de visite ".
Me la collant presque sur mon visage ;
J’eu un moment de recule !
Me demandant ce qu'il se passait.
Je ne comprenais plus rien ;
Je restais là immobile ;
Ne pouvant pas articuler un mot.
Du fond de ma stupeur en faisant un effort surhumain ;
Je leurs demandais ;
D’une voix qui sortait d’outre-tombe !
: << mais que se passe-t-il ? >>
Je ne me reconnaissais plus. Ne reconnaissant plus mon timbre de voix ...
Les jambes tremblantes ;
j’avais de la peine à tenir debout !
Je bégayais ;
Mon cœur battait très fort en
s’emballant dans ma poitrine.
Je croyais que la terre
s ‘ écroulait sous mes pieds.
À cette instant là ;
j’aurais aimé mourir.
Toute ma vie défilait en une seconde. ;
Puisant dans mon fort intérieur force et courage pour
affronter cette injustice ;
Je me dis qu'il devait avoir une erreur monumentale.
Tout le village était bloquer ;
Les routes barrées ;
Les policiers arrivèrent de tous les côtés.
Ils en arrivaient de partout ;
Le petit bar était noir de
monde ;
Comme jamais il ne l ‘ avait
été !!!
Finalement le juge arriva en se présentant avec une policière et déclara :
<< vous pouvez l ‘ emmener >>
M’ EMMENER ! mais où ?
On aurait dit que j’avais commis un crime .....
Ma tête allait exploser je ne pouvais plus réfléchir.
Je précédais donc cette femme qui faisait tout simplement son sale boulot.
Je pris quelques affaires et partie en pleine nuit vers un autre destin.
Je me sentais une moins que rien ;
Salie dans mon amour propre ;
J ' étais abasourdie ;
J ' en oubliais mon identité.
Je crois que ce jour-là ;
j'ai versé toute les larmes de mon corps !
Il était passé minuit quand ;
je pris possession de ma cellule.
Vous pensez bien que je n'ai pas dormi de la nuit.
J’avais une tête de déterrée !
Le matin ; quand le gardien
m ‘ apporta mon café ; je lui demandais de prévenir ma famille.
Il m ‘ a répondu sèchement qu'il fallait attendre lundi.
Quel weekend de merde !
Pensais-je !
Le temps était interminable ;
Je ne pouvais plus penser et toujours ces mêmes questions défilaient dans ma tête.
Qu’avais-je fais ?
Pour en arriver là ?
Et puis ; je me dis que lundi ;
je sortirais ...
Qu'il y a eu une erreur ....
Mais la machine infernale était en route.
Le système administratif faisait son travail.
Au bout d'une semaine ;
je décidais de prendre un avocat.
N’en pouvant plus ;
J’étais complètement ahurie ; anéantie ; Les yeux me sortaient des orbites.
Le juge d'instruction me posait questions sur questions ; toujours les mêmes ...
Il fallait que je me justifie sur tout ...
Trois semaines plus tard ;
Je sortais enfin de mon isolement préventif.
Me sentant violée et persécutée.
Cinq ans après le jugement tombait.
Cinq jours d’audience.
Pour en arriver à un non-lieu !
Je me souviendrais toujours de cette phrase que mon avocat à citer:
<< La montagne n ‘ a même pas accouché d'une souris ! >>
Et le juge rétorquant : << Quel gâchis >>
Enfin délivré mais défaite à tout jamais.
Souvent ; je repense à ce calvaire que j’ai subi et que je ne souhaite à personne.
Depuis je ne suis plus la même.
Je suis devenue dure et froide me méfiant de tout le monde pratiquement.
Mais j'ai gardé mon bon cœur.
Je n'oublierais jamais cette parenthèse de ma vie.
J'ai eu du mal à m ‘ en remettre.
Pour ça ; il y a des gens compétents.
Maintenant je vais bien.
La nature et l ‘ écriture m’a beaucoup aidé.
Comme quoi du jour au lendemain cette histoire peut arriver à tout le monde.
La vie peut basculer d'une minute à l’autre.
Et je suis certaine qu'il y a pleins d’innocents emprisonnés.
Tout ça pour rien …
Juste un concurrent jaloux et perfide qui n’aurait jamais cru que cette histoire allait finir comme ça !
Je l’ai hais souvent ! Mais à quoi bon ……
Dominique Brené
© 30 08 2013
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