dimanche 29 juin 2014

Le pont des solitaires

https://www.evernote.com/shard/s201/sh/48072e72-c00a-41ad-b1b0-6f65ad20733a/45535e346571827d3cbfe330ea7d8a87

samedi 17 mai 2014

Chante ta vie

Chante ta vie. «(92)

Ta vie n'est qu’un refrain
Qu’il soit triste ou bien gai
Qu'importe la chanson
Comme un air de souvenance.
Où les larmes coulaient
Versées sur ton chemin
Parsemé de chagrin.
Tes souvenirs s'envolent
Au gré des tendres notes
Chacun y voit sa vie
Défiler avec toi.
Ton mot si bien chanté
Me parcoure de frissons.

Comme le cri d’un écho.
Qui habite ta lumière
Dans un rayon de miel
Qui a le goût suave
Quand ta voix est velours.
Oh! Mon Dieu que c'est beau.
Tes écrits sont troublants
Lorsque ton cœur conte
Tes amours, tes souffrances
Et ta petite enfance
Qui semble perturbée
Mais qui ont fait de toi.
Un homme sensible et bon.
Tu composes ta vie.
Embellissant l’amour
Par ton ruban tendresse.
Béni par ta douceur.
Avec tes rêves d’enfant
Précieux et rarissimes.
Comme des pierres uniques
qui miroitent dans l'eau.
Jolis papillons bleus cognant contre ton rythme.
Miroir de ton âme
Sur ton cahier usé
Brodé de mille notes.
Quand ta musique man blues
te mets les larmes aux yeux.
Tes mots les plus sublimes
Sont ceux qui ont soufferts.
Et dit avec pudeur.
Faut-il savoir les lire
Tes lignes si discrètes.
Parfumées à la cire.
Odeur de la nuit.
Quand ta plume se révèle dans un sursaut nocturne.
Perturbant ton sommeil au milieu de ton rêve.
Dans un désir d'amour.
Dominique Brené
©26 03 2014.

dimanche 11 mai 2014

Café amer ( 113 )

Café amer  (113)

Assise sur une chaise
Au fond du vieux bistrot
Elle tourne son café avec nervosité.
Depuis de longues minutes.

Son regard est lointain
Sa mine est sans couleur.
Fixant interminablement le rebord de sa tasse.
Essayant d'y lire le signe de son destin.

Elle regarde son passé
Dans le marre du café
Noir comme un désespoir.
Sombre comme un chagrin.

La main sur son visage comme si il était lourd.
Jouant avec sa bague.
Pesante de souvenirs.
L'angoisse ; Et lui fait peur.

Elle pleure abondamment
Elle est vide dedans.
Une envie de crier la pousse dans un gouffre qui lui coupe le souffle.
Tellement elle a mal ; Tellement elle souffre.

Restant là ; toute seule et perdue;
Avec son café froid
Qu'elle ne cesse de remuer
Comme un cafard maudit qui lui a pris sa place.

Sur la table souvenance
Tombent les gouttes d'eau
Epongeant l'amertume
Qui a le goût du rance.

Se nourrissant d'errance.
Elle se lève et s'en va dans le soir.
Rejoindre sa solitude avec dans le cœur une lueur d'espoir.
Espoir d'une autre chance.
Dominique Brené
© 11 05 2014

Cœur hivernal

Cœur hivernal (112)

Ce soir; il fait si froid
En mon cœur plus encore.
Alors relevant mon col
Affrontant une nuit chaotique.

Sans odeur et sans lune
Noir comme un ciel d'hiver
Sans rimes sarcastiques
Le désespoir naissant.

Dans un matin sans aube
Et n'étant rien qu'une ombre
Dans les rues désertées
De la vie endormie.

J'hallucine et je crie
Comme la bise sifflante
Pour sortir du néant
Je hurle comme les loups.

Comme pour expectorer un mal qui me ronge en dedans.
Alors recrachant le mortel venin.
Pour me désamorcer de cette bombe inhumaine.
Afin d'exorciser mes maux d'amour amers. 

Malheureuse et acide.
Comme un cœur en hiver.
Haineux sous toutes ses formes. 
Aminé par la vie.
Dominique Brené
© 11 05 2014

lundi 5 mai 2014

Mes Mots

Mes mots 106 Quand la page reste intacte Quand les mots ne vont pas bien. Quand la plume se bec Quand rien ne me motive. L'inspiration survole Cherchant le bruit des mots. Dans le puits de ma peine. Au plus profond de l'âme. En creusant mon esprit. D'un état nonchalant. Lentement; Elles se posent. Espérant à tous prix une prose. Afin de donner vie À mes mots conjugués. Pour les aiguiser Sans trop les déguiser Sur mon papier fleuri. Terni d'un rose pâli Crocheté de fil perlé Aiguilles d'émaux jaunis Comme mes mots secrets. Dominique Brené 05 05 2014

samedi 26 avril 2014

La vie Lilas

La vie lilas. Il était une fois ; un homme qui arpentait les rues de long en large du joli petit village de CRÉMINES avec son déambulateur. Il connaissait tous les recoins du hameau ; Il marchait ; sous la pluie ; sous la neige ; beau temps ou pas ; Souvent dans les rues désertiques ; il errait ; Cherchant Âmes charitables qui voudraient bien écouter ses belles histoires sur la vie du bled où autres choses. Le voyant voyager ; Je lui dis bonjour ; l ‘ écoutant avec attention narrer sa vie à travers l ‘ évolution du temps passé ; m ‘ expliquant que cette route était un chemin de terre et qu’il ni avait pas de péage. Ici et là ; Il ni avait pas de maisons ; au coin de la rue se trouvait une laiterie et un poulailler. Les arbres étaient en fleurs leurs senteurs embaumait tout ce petit paradis perdu ; Magnolias et pommiers fixait le ciel bleu de ce printemps tardif. Un soir m ‘attardant à lui faire la causette me proposa un bouquet de lilas violet ; Ni une ni deux ; la main dans la poche sortit son canif et me fît un somptueux bouquet. Me le tendant me dis : << Pour vous ma fleur >> Le remerciant ; je le regardais partir continuant sa marche solitaire ; le cœur un peu serré ne sachant pas pourquoi ! Pourtant ; il n ‘ avait pas l ‘air malheureux ce GRAND – PÈRE de nonante ans ! Je le vis s ‘éloigner en s ‘ arrêtant pour discuter un brin avec les enfants qui tournaient autour de lui en riant. De sa poche magique sortit quelque bonbons en leurs tendant avec gentillesse infinie. Les gosses heureux s ‘ en allèrent en courant ; les cloches avaient sonnées sept fois car l ‘ heure de la soupe approchais. Chacun rentrait chez soi oubliant le vieillard au cœur si tendre. A moi me pris l ‘envie de lui faire quelque vers juste pour lui dire Merci. Voilà la petite histoire comme beaucoup d ‘ autres qui lui ressemble. Sa vie ; peut – être la nôtre ! Le temps n ‘ est pas si précieux que ça ; échanger quelques mots ; donner un sourire ; ça ne coûte rien ; C ‘est tellement bon … Les gens ne se parlent plus ; ne se regarde plus ; chacun vit dans son coin avec comme bagage sa solitude pesante…. Longue vie à vous Monsieur … Vive le temps des lilas. ©Dominique Brené 11 06 2013 -

mercredi 23 avril 2014

L'Homme Nature

L'homme Nature(101) Toi l'homme dur Au si grand cœur Qui se planquait Sous ses coups de gueules. Toi qui as bagarré ta vie. Tu en as vu des paysages Et tu en as connu des secrètes forêts. Ou tu te réfugiais Cherchant un peu de paix. Les rivières te parlaient Les truites se faufilaient Les oiseaux te chantaient la musique de ta vie. Tes airs favoris. A l'ombre d'un vieux chêne Tu méditais un peu. En regardant le ciel. Amoureux d'une Dame Qui se nomme Nature. Tu en as usé des souliers sur tes routes caillouteuses. Lorsque tu arpentais les chemins de ta vie. Sous un soleil de plomb. Respirant les odeurs des sous-bois, des torrents. Tu marchais à pas lents Afin de dénicher les premiers champignons. Que toi seul connaissais. Dans ta forêt secrète. Et que pour rien au monde Tu n'aurais dévoilé. Même pas à ton meilleur ami. Personne ne saura donc; Ta fameuse cachette ! Trouvant parfois un animal blessé; Tu le ramenais chez toi. Et tu lui procurait tout les soins nécessaires. Toi ; l'Ami de tous les animaux. Ils te l'ont bien rendu. Ton escale sur terre fut une très courte durée. Tu es parti bien jeune dans un pays où l'on ne revient pas. Tu as fait de ton mieux pour élever ta famille. Avec tous tes intempéries et tes tracasseries. En laissant derrière toi Tous ceux qui t'ont Aimé. Et qui pleurent aujourd'hui. Plus besoin de ticket. C'est ton dernier voyage. Vers l'éternité ... Dernière destination ... Dominique Brené © 22 03 2014