vendredi 14 août 2015

Pas de mots

Pas de mots

Pas de mots pour décrire les maux d’une Maman qui a perdu son fils
Pas de bande pour panser les blessures d'une mère.
Aucune guérison possible
Rien ne le remplacera jamais.
Personne ne peut rien faire.
Jamais plus elle ne l'embrassera
Jamais plus dans ses bras, elle ne le serrera.
Il faudra qu’elle s’arme de courage.
Pour continuer sa vie sans lui.
Elle a tout  perdue, ce matin-là.
Comment faire après pour surmonter tout ça ? Surmonter une telle tragédie
Son amour, son tout, celui qu'elle a porté est mort à ses 20 ans.
Mort un soir de pluie sur l'autoroute par un chauffard ivrogne, ignominie du sors.
Alors ne faites pas comme lui. ...
Ne devenez pas un assassin.
Et ne tuez pas les pauvres gens.
Au travers des chemins.
Ne vous endormez pas au volant de la mort.
Ne prenez pas de stupéfiants.
Larme de désespoirs pour cette maman là
Qui un soir de pluie a perdu son enfant et vous l'avez contrainte à vivre sans son sourire.
Elle ne l'entendra plus la voix de son enfant
Qui lui dira maintenant
Maman je t'aime ? ....
Dominique Brené © (auteure)
Crémines le 14/Août/2015
Pour mon amie (Angie) 
Je me suis inspirée du texte de Linda Lemay (Pas de mots)

Lynda Lemay - Pas de mot

lundi 10 août 2015

La maison abandonnée / Poésie de Dominique Brené © ( auteure )

La maison abandonnée.

La porte de la  vieille ferme ne grincera plus
Ils  l’ont  abandonnée
Plus personne ne  tournera la clé
Inutile  de la fermer à double tours
Il n'y a plus rien de précieux.

Plus de chien qui aboie
Plus d'enfants aux rires  Joyeux.
La grand-mère n'est plus assise sur son banc
Elle a quitté la terre.
À rejoint les étoiles.

Désormais le silence règne
Le hameau a perdu sa couleur.
Dans le soir aoûtien.
Les vitres sont cassées et les volets ouverts.
Les toiles d’araignées sont tissées.
La fontaine est  à sec, il n'y a plus de vie.

Les hirondelles voltigent dans les airs, au-dessus du toit ocre.
Faisant  la  ronde du soir dans un ciel rouge feu
Volant bas comme un signe compatible
En paillant comme si, elle voulait  rompre ce silence.
Là, elles ont prises possession de la vieille maison
Elles ont construites leurs nids, plus personnes ne les dérangeront.

Il y a des portes qui nous font peur  et d’autres qui nous donnent envie d’y entrer.
Il y a des maisons  hantées par des âmes qui ne  veulent pas partir.
Il y a des portes qu'il ne faut pas pousser.
Afin de ne pas déranger les esprits de la nuit.
Les fenêtres sont les  yeux des esprits rôdant à l'intérieur de la maison abandonnée.
Les portes ont une âme, je n’en démordrais  point.

Dominique Brené ©  (auteure)
Crémines / 08 / Août / 2015. 251.

lundi 3 août 2015

Le pont Des Solidaires

Le pont des solitaires. (126) Quand deux regards se croisent Sur le pont du barrage de l'Ouche. Un bel après-midi d'été Comme une mise en scène. Elle marche d'un pas sûr Tenant son parapluie. Lui, passe à côté d'elle La fixant dans les yeux. Elle passe son chemin Ils vont à l'opposé Chacun de leurs côté. Poursuivant leurs destins. Sa robe noire et blanche sertis de mille pois. Volant au gré de l'air sous un soleil timide. Bien qu'un vent indiscret lui soulève son froufrou. Un peu comme caresse apaisant ses remous. Le pas de plus en plus pressé. Elle ferme son parapluie L’eau ne mouille plus ses yeux. Le soleil lui souris un peu comme un aveu. Elle est belle cette jeune femme Malgré son minois triste Qui lui va à ravir Tendre comme un pastel. Pourtant elle n’est pas seule Sur le pont des rancœurs. Aigri est devenu son cœur. Autour d’elle; tout se meurt. Dominique Brené .Auteur©29 Juillet 2014

jeudi 30 juillet 2015

La chambre au bord du lac

La chambre au bord du lac Deux cœurs battants Dans une demi-pénombre Deux amoureux amants S'enlaçaient passionnément. Dans cette minuscule chambre Deux corps s'ébattaient Tout était blanc, juste un meuble brun Et un rideau bordeaux à moitié fermé. C'était un bel après-midi d'été Un quinze juillet à seize heures Tout était parfait et silencieux Juste un fond de musique Slave. Deux coupes de champagne Étaient posées sur la table de nuit On pouvait presque entendre le bruit des bulles se cogner contre le verre de cristal. Dehors il faisait beau et chaud. Les cheveux long et noir de la jolie brunette balayaient ses reins Comme pour cacher sa belle anatomie. D'une main experte, roulant son bas de soie sur sa cuisse à demie dénudée Fit glisser de ses doigts le bas pour dévoiler sa jambe déshabillée. Puis partie un instant dans la salle de bain laissant son amant un peu perplexe. Après quelques minutes de mystère C'est en négligé rouge et noir qu'elle apparue soudain. Elle était belle comme une peinture de Gauguin. Sa chevelure relevée négligemment Quelques mèches tombaient le long de ses épaules et de sa nuque Sensuelle et chaude Elle était prête pour lui. Elle avait l'air d'une poupée fragile. Pourtant si femme et désirable Elle savait bien ce qu'elle voulait. Lui l'admirait et la désirait tant. Elle disait qu'il était sa lumière Sa raison d'être Son doux caprice Sa tendre friandise. .. Ainsi se passait la journée Un peu comme une romance Dans la petite chambre blanche Au bord du lac Léman ... Dominique Brené © (auteure) Crémines / le /29/juillet 2015/246

mercredi 29 juillet 2015

Première rencontre

Première rencontre(144)

J'aimerais bien lui dire
A cet homme inconnu
Qui n'est encore pour moi qu'un rêve virtuel.
Un sentiment primeur.

J'aimerais tant le serrer dans mes bras
En sentant naître en moi
Un amour naissant
Un frisson délicat.

Une douce illusion
A laquelle je veux croire
Dans le soir de septembre
Un peu avant l'hiver.

Lui dire des mots d'amour
Lui susurrer je t'aime
Au creux de son oreille
Pour humer son odeur.

Je poserais ma main timide
En effleurant ses doigts.
Sans lui dire un seul mot
En regardant ailleurs.

Pour qu'il soit à l'aise
Je parlerais tout bas.
Et lui tout doucement
Me prendra par la main.

A la terrasse du temps
On comptera les secondes
Pour en faire des minutes
Pendule des heures heureuses.

On bafouillera un peu
On sera un peu gauche
Comme deux jeunes collégiens
Dans cette mi-automne.

Ou les mots mordorés
Deviendront couleurs tendres
Comme des petits pains d'or
Arrosés de soleil dans le cœur automnal.

Quand la forêt se vêt de ses plus beaux atouts.
Habillée de passion
Rouge comme l'amour.
Sur le sentier qui longe le parfum enivrant d'une douce tendresse.
Dominique Brené ©
05 septembre 2014
(Suite de Désir d'amour)
Dédicace.  Dominique B.

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lundi 27 juillet 2015

Sa seule richesse

Sa seule richesse

Son vieux mégot
Au coin des lèvres
Il s'en allait
Un soir d'hiver
Son seul magot
Son vieux  Zippo.

Les jours de  nuit
Quand il gelait
Il allumait sa cigarette
Ses mains si froides
Se réchauffait à la lueur
De son briquet.

Il marchait dans les rues mortes
Dans sa poche ses poings
Serrés de toutes ses forces
Comme pour implorer Dieu
De lui trouver
Un vieux mégot.

Il s'en allait sur les chemins
Sa seule richesse
Était son feu
Une valeur sentimentale
Qu'il trimballait
Comme une flamme.

Il s'endormit un soir de neige
Son vieux mégot
Au coin des lèvres
Serrant très fort
Entre ses doigts
Son vieux Zippo ...

Dominique Brené © (auteure)
Crémines/27 juillet 2015