vendredi 14 août 2015
Pas de mots
lundi 10 août 2015
La maison abandonnée / Poésie de Dominique Brené © ( auteure )
La maison abandonnée.
La porte de la vieille ferme ne grincera plus
Ils l’ont abandonnée
Plus personne ne tournera la clé
Inutile de la fermer à double tours
Il n'y a plus rien de précieux.
Plus de chien qui aboie
Plus d'enfants aux rires Joyeux.
La grand-mère n'est plus assise sur son banc
Elle a quitté la terre.
À rejoint les étoiles.
Désormais le silence règne
Le hameau a perdu sa couleur.
Dans le soir aoûtien.
Les vitres sont cassées et les volets ouverts.
Les toiles d’araignées sont tissées.
La fontaine est à sec, il n'y a plus de vie.
Les hirondelles voltigent dans les airs, au-dessus du toit ocre.
Faisant la ronde du soir dans un ciel rouge feu
Volant bas comme un signe compatible
En paillant comme si, elle voulait rompre ce silence.
Là, elles ont prises possession de la vieille maison
Elles ont construites leurs nids, plus personnes ne les dérangeront.
Il y a des portes qui nous font peur et d’autres qui nous donnent envie d’y entrer.
Il y a des maisons hantées par des âmes qui ne veulent pas partir.
Il y a des portes qu'il ne faut pas pousser.
Afin de ne pas déranger les esprits de la nuit.
Les fenêtres sont les yeux des esprits rôdant à l'intérieur de la maison abandonnée.
Les portes ont une âme, je n’en démordrais point.
Dominique Brené © (auteure)
Crémines / 08 / Août / 2015. 251.
lundi 3 août 2015
Le pont Des Solidaires
jeudi 30 juillet 2015
La chambre au bord du lac
mercredi 29 juillet 2015
Première rencontre
Première rencontre(144)
J'aimerais bien lui dire
A cet homme inconnu
Qui n'est encore pour moi qu'un rêve virtuel.
Un sentiment primeur.
J'aimerais tant le serrer dans mes bras
En sentant naître en moi
Un amour naissant
Un frisson délicat.
Une douce illusion
A laquelle je veux croire
Dans le soir de septembre
Un peu avant l'hiver.
Lui dire des mots d'amour
Lui susurrer je t'aime
Au creux de son oreille
Pour humer son odeur.
Je poserais ma main timide
En effleurant ses doigts.
Sans lui dire un seul mot
En regardant ailleurs.
Pour qu'il soit à l'aise
Je parlerais tout bas.
Et lui tout doucement
Me prendra par la main.
A la terrasse du temps
On comptera les secondes
Pour en faire des minutes
Pendule des heures heureuses.
On bafouillera un peu
On sera un peu gauche
Comme deux jeunes collégiens
Dans cette mi-automne.
Ou les mots mordorés
Deviendront couleurs tendres
Comme des petits pains d'or
Arrosés de soleil dans le cœur automnal.
Quand la forêt se vêt de ses plus beaux atouts.
Habillée de passion
Rouge comme l'amour.
Sur le sentier qui longe le parfum enivrant d'une douce tendresse.
Dominique Brené ©
05 septembre 2014
(Suite de Désir d'amour)
Dédicace. Dominique B.
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lundi 27 juillet 2015
Sa seule richesse
Sa seule richesse
Son vieux mégot
Au coin des lèvres
Il s'en allait
Un soir d'hiver
Son seul magot
Son vieux Zippo.
Les jours de nuit
Quand il gelait
Il allumait sa cigarette
Ses mains si froides
Se réchauffait à la lueur
De son briquet.
Il marchait dans les rues mortes
Dans sa poche ses poings
Serrés de toutes ses forces
Comme pour implorer Dieu
De lui trouver
Un vieux mégot.
Il s'en allait sur les chemins
Sa seule richesse
Était son feu
Une valeur sentimentale
Qu'il trimballait
Comme une flamme.
Il s'endormit un soir de neige
Son vieux mégot
Au coin des lèvres
Serrant très fort
Entre ses doigts
Son vieux Zippo ...
Dominique Brené © (auteure)
Crémines/27 juillet 2015