jeudi 15 janvier 2015

Les yeux de ma douleur

Les yeux de ma douleur/165 Elle a des yeux comme des lucarnes. Ma maison ténébreuse Elle semble si mystérieuse Dans le cadre de la nuit Un peu comme une peinture abstraite dans ce minuit si noir. Comme une chanson triste qui reste dans les tripes, toi mon petit garçon que chante Reggiani dans le soir de décembre pour faire passer les regrets sur un air bien connu qui reste dans les cœurs. Mon enfant, mon amour. Dans le creux du temps mort. Morne est cette saison. Il n'y a plus de feuilles sur l'arbre dénudé, nu de sensualité. Déshabillé de charme, triste et squelettique comme un pauvre animal cherchant un réconfort. Beau comme un chant d'amour au milieu de nulle part, ailleurs et n'importe où, dans les pires moments Je revois ton adieu qui m'a claqué la porte. J'ai ouvert volets et fenêtres et j'ai crié très fort, pour faire sortir de moi, ce démon qui me ronge qui s'appelle souffrance. Les vitres on en vibrées et l'écho de ma voix à fait trembler les murs par mon cri de détresse. Les yeux de la douleur n'est pas un beau miroir, personnes n'aimeraient se mirer en dedans. On est défiguré par elle, quand le sourire s'en va, quand le sourire n'est plus. Lorsque plus rien ne nous fait rire, plus rien ne nous émeut, le visage s'enlaidit pour creuser un peu plus chaque seconde les rides des désarrois, le regard semble mort, dénoué de sentiment. Les traits se durcissent inexorablement, c’est peut-être cela la vieillesse, ou est-ce la solitude ! Dominique Brené © Auteur Crémines 18 12 / 2014

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